L'on dit parfois de la solitude que c'est une idée abstraite,pourquoi donc ne s'envole-t-elle pas en fumée ? Car je la ressens,moi,cette déchirure ; elle est là,bien présente,et me livre à des bouffées délirantes.Je veux dormir,je ne ressentirai plus rien,sinon demain la turpitude d'avoir lâchement fui mes ressentis.Quel être suis-je donc pour préférer la mort artificielle à la vie ? De quel droit choisis-je entre repos et labeur ? Je ne suis qu'une parcelle toute chétive,et j'ose me rebeller devant la fatalité ! La solitude est ancrée en l'homme,pourquoi la chasser ? Je dois être aussi forte que ceux que je trouve si bas mais qui eux supportent !
Supportent sans crier mais subissent sans vaincre ! Non ! Je préfère la fuite à la collaboration. Tant que je serai libre,je lutterai à ma manière contre la passivité.Dormir est un choix,une échappée.Si je dors,je vis tout en trouvant la magie et le repos dans mes rêeves,je résiste tout en restant à l'abri : de la vie,des pleurs,de la mort et de la solitude,vilaine rongeuse du pus que constitue le coeur de l'homme,inffection suintant de larmes et de sécheresse,cicatrisant toujours à moitié ; plaie jamais fermée,toujours ouverte,je te laisse de côté.J'abandonne mon courage et je m'abandonne au sommeil.
Si tout n'est pas très clair c'est normal,on se comprend toujours mieux que les autres,même quand on écrit un peu n'importe quoi.Ce texte est loin de refléter mes pensées puisque je ne pense pas qu'il faut fuir la vie et ses problèmes.Mais des fois je suis dans un état limphatique,avec pour seule envie,dormir